
Passé la mi-septembre, l’Île de Ré change de visage. Les derniers parasols se replient, les files d’attente au pont s’effacent, et les villages retrouvent le rythme lent qui a fait leur réputation avant l’été. C’est précisément ce moment que choisissent les voyageurs qui connaissent l’île : ni la ruée de juillet-août, ni le silence complet de l’hiver, mais un entre-deux lumineux où l’on peut enfin marcher dans les venelles de Saint-Martin-de-Ré sans se frayer un chemin.
Depuis Le Clos des Figues, à Chambon, l’Île de Ré se rejoint en un peu moins d’une heure de route — largement dans la promesse d’escapade « sans y passer sa journée » qui structure nos propositions de séjour. Voici pourquoi l’arrière-saison y est, à notre avis, la période la plus juste pour la découvrir.



L’office de tourisme de l’île le formule lui-même sans détour : la saison touristique touche à sa fin en novembre, et le rythme ralentit nettement dès la fin septembre, avec une fréquentation amoindrie qui laisse les villages « emplis de quiétude ».
En pratique, cela veut dire des pistes cyclables où l’on roule à sa main, des plages où l’on retrouve la sensation de les avoir pour soi, et des terrasses de village où l’on n’attend plus sa table.
Ce n’est pas qu’une question de confort : les professionnels du tourisme rhétais (ou les rétais) constatent chaque année que les fins de saison — dont l’arrière-saison — progressent, et que septembre attire de plus en plus une clientèle proche de celle de juin, loin de l’affluence estivale qui peut porter la population de l’île à plus de 150 000 personnes en plein été. Ceux qui viennent en septembre et octobre le font en connaissance de cause : pour la lumière et pour le calme, pas pour l’animation.
Contrairement à une idée reçue, l’arrière-saison ne signifie pas une île qui ferme ses portes. Au contraire, les sites majeurs restent ouverts et se visitent même dans de bien meilleures conditions qu’en plein été :
• Le Phare des Baleines, à Saint-Clément-des-Baleines, et son panorama sur la pointe nord de l’île
• L’Abbaye des Châteliers, ruines cisterciennes à ciel ouvert, entre Rivedoux et La Flotte
• Les fortifications et les villages fortifiés, à commencer par Saint-Martin-de-Ré
• Les églises et venelles des dix villages de l’île, où la lenteur retrouvée se prête à la flânerie
C’est aussi la période où les kilomètres de pistes cyclables — le long du littoral, à travers les marais salants, les bois et les vignobles — se parcourent sans la cohue de juillet-août.
Les offices de tourisme locaux recommandent d’ailleurs explicitement avril, mai, juin et l’arrière-saison (septembre a vacances de la toussaint) pour ce type de découverte à vélo, avec des pistes plus fluides et des plages plus facilement accessibles.
Autre avantage concret de l’arrière-saison : la traversée du pont de l’Île de Ré, payante pour tout véhicule motorisé, devient sensiblement plus abordable dès que la haute saison estivale se termine — le Département ayant justement construit sa grille tarifaire pour inciter à venir hors des mois de juillet-août.
Les tarifs précis évoluant chaque année, nous vous recommandons de vérifier le calendrier en vigueur sur le site officiel du pont avant de partir plutôt que de vous fier à un chiffre qui pourrait avoir changé.
Piétons et cyclistes, eux, traversent gratuitement toute l’année : une option à considérer si vous logez à proximité immédiate du pont côté continent.
Une arrière saison sur l’Île de Ré se prête particulièrement bien à un séjour de deux à trois nuits : suffisant pour alterner une journée de vélo, une visite de village et un moment de flânerie sans se presser. Le Clos des Figues, à moins d’une heure de route, permet justement ce format léger — on part le matin, on profite de la lumière rasante de fin d’après-midi, si prisée en cette saison, et l’on rentre dîner et dormir au calme, loin de l’agitation des villages rhétais du soir.
Notre chambre « Île de Ré » porte le nom de cette escapade pour une bonne raison : elle en résume l’esprit, entre douceur et simplicité. Pour préparer votre venue :
→ Découvrir la chambre « île de Ré » et les 2 autres chambres
→ Toutes les escapades à moins de 30 minutes et une heure
→ Le détail des trois îles de Charente Maritime
→ Vérifier les disponibilités et les tarifs
→ La Maison et l’accueil au Clos des Figues
Tout dépend de l'ambiance recherchée. Pour l'air marin et le vélo, direction l'Île de Ré ou l'Île d'Oléron. Pour le patrimoine et l'animation, La Rochelle ou Rochefort se visitent aisément en une journée. Pour un dépaysement complet, misez sur le Marais Poitevin et sa balade en barque.
Comptez au moins 4 à 5 jours pour avoir un aperçu de chaque thématique — une île, une ou deux villes, le Marais Poitevin et le vignoble de Cognac — sans vous presser. Pour un séjour plus court, mieux vaut vous concentrer sur deux ou trois destinations maximum.
Oui, pour la plupart : les îles de Ré et d'Oléron se prêtent très bien au vélo et à la plage en famille, et le Marais Poitevin séduit les enfants avec ses promenades en barque. Le vignoble de Cognac, en revanche, s'adresse surtout aux adultes.
Rochefort et La Rochelle, très proches l'une de l'autre, se combinent facilement en une seule sortie. Les îles et le Marais Poitevin, en revanche, méritent chacun une journée à part entière si vous voulez en profiter sans vous presser.